Aujourd’hui, il y a plusieurs méthodes complémentaires pour réaliser des prises de vues aériennes. La plus connue, l’hélicoptère permet de prendre des images de haut, 150 mètres minimum légalement, notamment au-dessus des villes avec des systèmes sophistiqués et couteux de stabilisation qui atteignent la perfection, Wescam, Gyron ou Cineflex et qui permettent de zoomer de façon stable avec de forts télé-objectifs.
En paramoteur, nous n’avons le droit de survoler que les campagnes, les petits villages, hameaux, les vignes, les canyons ou déserts, en rase-motte ou survol de proximité, donc les décors naturels en général, mais pas de ville.
Filmer en milieux confinés
Enfin, pour filmer des plans en travellings aériens à l’intérieur d’une ville, ou en milieux confiné, il faut un drone RPAS ou un ballon motorisé, qui peuvent également entrer dans des salles de spectacles, des églises et tous décors intérieurs hauts de plafond.
Un Aeronef de Prise de Vue Télépiloté, officiellement RPAS (Remotly Piloted Aircraft System), ou encore drone multikopter de prise de vue, n’a que 10 minutes d’autonomie de tournage ; on doit le poser pour changer les batteries fréquemment, et on peut faire une analogie simple : 1 plan = 1 batterie. Taux d’exploitation des rushes = 30% maximum, mais, en général, ils sont remarquables.
Exploitation des rushes
En paramoteur, on tient 75 minutes en vol, avec deux à trois vols par jour. Jusqu’à 60 minutes de rushes stables exploitables à chaque vol, soit entre 120 et 180 minutes par jour pour un taux d’exploitation des rushes 95 % (comme en hélicoptère ou avec une grue). Très interessant en situation de documentaire (Merci Nicolas ;-)) car il couvre tous les plans : du grand ensemble jusqu’aux plans de proximité ou les rases-mottes.
Les drones, Microkopter, Wookong ou Draganfly, entre autres, sont utilisés de façon croissante depuis 2006 dans la production audiovisuelle essentiellement en institutionnel (corporate), et de plus en plus en documentaire TV ou en fiction.
Les contraintes météo en prestation et la stabilisation
Paramoteurs, ballons et drones vidéo Microkopter ont un inconvénient commun que n’a pas l’hélicoptère : ils sont très sensibles au vent, au delà de 30 km/h de vent, ce n’est plus la peine d’essayer de voler si vous voulez de la stabilité. Pour vous éviter plusieurs jours de restabilisation en post-production, il faut attendre la prochaine fenêtre météo...
En outre, c’est comme pour un tournage au trépied (aérien), il faut se déplacer d’un décor à l’autre pour filmer dans un champ circulaire (une demi spère) de 150M de rayon. Donc être équipé d’un véhicule approprié, pour assurer les déplacements d’un décor à l’autre et bien concevoir son plan de tournage.
Les plans remarquables
Parmi les figures les plus remarquables, l’élévation verticale de la caméra avec plongée simultanée sur un sujet, spirale montante ou descendante avec ou sans plongée, plan zenithal en mouvement, découvertes après premier plan, rase-motte et ressource dynamique (élevation à 45°).
D’une manière générale, les tournages avec drone nécessitent un pilote "à vue" qui regarde son RPAS en vol, et un cadreur qui gère la caméra, son incinaison (tilt) et le panoramique depuis son moniteur de controle qui affiche son cadre, via une réception video HF depuis le drone.
La sécurité minimale
Pour des raisons de sécurité des personnes et des biens, pendant les longs déplacements de caméra (travelling) purement horizontaux dans une ruelle ou ailleurs, le pilote et l’opérateur caméra, un binome indissociable, doivent accompagner le RPAS, et, le cas échéant, être sur un véhicule en mouvement (scooter ou voiture) qui leur permette de rester proche de l’aeronef en vol et optimiser le pilotage. Pour réussir un beau plan, il vaut mieux ne pas trop s’éloigner de la caméra.
Mais il est également possible de filmer en immersion visuelle si les conditions le permettent, et que le multicoptère est sécurisé par une double commande de pilotage, un pilote "à vue" sécurise le pilote "hors vue", qui manœuvre en immersion subjective via une caméra spécifique installée sur le drone et qui renvoit une image dans un visio-casque. Cela demande un savoir-faire maitrisé, donc un pilote expérimenté et un cadreur copilote avec les double-commandes tout aussi rompu à l’exercice.
Ceux qui penseraient que le Multicoptère se maitrise en quelques heures de simulateur, se trompent lourdement (le mot est particulièrement approprié) et devront en faire les frais... Évidemment, ce n’est pas donné...
Les formalités
Dans le cadre d’une prestation de tournage avec un drone en ville, il faudra toutefois :
déposer une autorisation de tournage en bonne et dûe forme,
sécuriser l’aire de tournage pour éviter de survoler des personnes ou des foules.
installer le plateau comme en télévision avec des rubans de délimitation pour le public et faire signer une autorisation d’être survoler dans le cadre du tournage, aux intervenants, comédiens, artistes, présentateurs, invités, figurants, et tous autres personnels techniques devant être survolés par le drone et sa caméra, à l’intérieur de la zone sécurisée du plateau.
il est strictement interdit de survoler des foules, notamment sur des événements sportifs, spectacles, concerts, manifestations, etc.
Dans cadre de Beauty Shots avec des déplacements simples de la caméra, le périmètre d’opération du drone de prise de vue se restreint de lui-même à quelques mètres du pilote et du cadreur.
Renault Carmina TomTom traffic performance from Olivier Dessalles on Vimeo.
Laurent Séquaris de Wam-Sequencis à confié à Absy.com la réalisation des prises de vues aériennes par drone, équipé d’une caméra HD Sony HDR-CX700, pour la production d’un clip publicitaire Renault Carmina Tomtom Traffic Performence, Pilote Hexacoptère Yann Havis, cadreur Marc Salama. Chef opérateur Olivier Dessalles, Réalisateur Olivier Legan.
Les productions du Colibri est un partenaire d’Absy.com



























































